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    Titre : A Star is Born

     

    Réalisateur : Bradley Cooper

     

    Rôles principaux : Bradley Cooper, Stefani Germanotta (Lady Gaga), Sam Elliott

     

    Date de sortie : 03 octobre 2018

     

    Durée : 2h16

     

     

     

     

    Résumé (Source : AllôCiné)

     

     

     

    Star de country un peu oubliée, Jackson Maine découvre Ally, une jeune chanteuse très prometteuse. Tandis qu'ils tombent follement amoureux l'un de l'autre, Jack propulse Ally sur le devant de la scène et fait d'elle une artiste adulée par le public. Bientôt éclipsé par le succès de la jeune femme, il vit de plus en plus de mal son propre déclin…

     

     

     

    Critique

     

     

     

    Film américain largement plébiscité par la critique, c'est quand même assez confiant que j'entrais dans la salle de cinéma, un certain jeudi soir. Les toutes premières minutes m'ont néanmoins fait un peu peur : fidèle au synopsis que j'avais lu, le scénario s'annonçait stéréotypé et banale, avec ces types cinématographiques que sont la star montante et la vedette sur le déclin. La gifle que j'ai reçue ensuite n'en a été que plus intense ! Souvent gagné par les larmes, le souffle coupé au terme de la projection, des scènes et surtout des chansons qui me resteront à jamais en tête, je ne peux que saluer ce grand film qui a largement mérité sa double nomination aux Oscars.

     

     

     

    Bradley Cooper a, selon moi, largement réussi son pari pour son premier film en tant que réalisateur de reprendre un classique du cinéma hollywoodien, A Star Is Born de William A. Wellman réalisé en 1937, un pari d'autant plus difficile que le film avait déjà fait l'objet de deux remakes, le premier de George Cukor sous la forme de film musical avec Judy Garland en 1954 et le deuxième de Frank Pierson avec Barbra Streisand en 1976. Bradley Cooper a su y apporter tous les atouts techniques du cinéma moderne, notamment lors des scènes de concert qui à mon sens sont extrêmement réussies avec un rendu acoustique et des mouvements de caméra qui donnent l'impression d'y être. De plus, il inscrit un scénario classique et daté dans une actualité palpable sans en perdre l'essence romantique, à un point tel que l'on se demande si finalement Ally ne serait pas l'avatar de Lady Gaga dans une certaine mesure, ce qui conférerait au film une dimension un peu autobiographique qui reprendrait sa propre trajectoire. J'ai trouvé le jeu des acteurs et des actrices très bon, honnête au possible et vecteur d'émotions fortes, d'autant plus que j'avais découvert Lady Gaga en tant qu'actrice dans la saison 5 de la série American Horror Story où je l'avais déjà beaucoup aimée. Autre découverte, celle de la sublime voix de Bradley Cooper dans une bande-originale dont je suis complètement fan. Toutes ces chansons autour de l'amour sous toutes ses formes proposent des textes simples et directs dans un style pop décliné au fur et à mesure du film, donnant à Lady Gaga la possibilité d'exprimer sa maîtrise vocale impressionnante.

     

     

     

    Bref, un film populaire qui en vaut la chandelle ! I'll always remember A Star Is Born this way ...

     

     

     

    Citation

     

     

     

    Vous trouverez ci-dessous une partie de Shallow, la première chanson qu'Ally et Jackson chantent ensemble sur scène, celle qui va révéler Ally au grand public …

     


    Tell me something, boy
    Aren't you tired tryin' to fill that void?
    Or do you need more?
    Ain't it hard keepin' it so hardcore?

    I'm falling
    In all the good times
    I find myself longing for change
    And, in the bad times, I fear myself

    I'm off the deep end, watch as I dive in
    I'll never meet the ground
    Crash through the surface where they can't hurt us
    We're far from the shallow now

     


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    Mademoiselle de Joncquières ; Emmanuel Mouret (2018) 1h50

    Mademoiselle de Joncquières, E. Mouret

     

    Dès la première séquence, Emmanuel Mouret nous plonge dans l'ambiance de son nouveau long métrage : un paysage verdoyant , deux personnages en costumes qui marchent, progressent vers la caméra et le spectateur tout en discutant. Ces deux protagonistes sont le marquis des Arcis, adepte du libertinage interprété par Edouard Baer et de la marquise de la Pommeraye jouée par Cécile de France, une veuve qui affirme ne plus croire en l'amour. Le réalisateur puise ces deux personnages dans un célèbre épisode du roman de Diderot Jacques le Fataliste et son maître. Madame de la Pommeraye va tomber sous le charme du marquis malgré ses principes mais ne tardera pas à fomenter une vengeance quand le marquis se lassera d'elle. Pour se faire, elle va faire joueur une comédie en instiguant deux femmes désargentées en les faisant passer pour des dévotes :Madame de Joncquières et sa fille et en se servant de l'extrême la beauté de cette dernière, critère qui pourrait ravir le Marquis. Amour, désir, jalousie tels sont les maîtres mots de la suite des péripéties.

     

    Ce film nous plonge remarquablement dans le XVIIème siècle par deux aspects majoritairement : le costume et le langage. Pour ce dernier, le spectateur pourra savourer la délicatesse et la pertinence des dialogues tout en humour et en manipulation. En effet la parole est centrale dans le film. Elle est un outil pour faire avancer l'action mais elle permet aussi d'exprimer des sentiments qui ne sont pas toujours ceux qu'on croit. Ainsi dans une grande partie du film le personnage de Mademoiselle de Joncquières incarné par la talentueuse Alice Isaaz ne parle quasiment pas mais c'est là un gage de sa sincérité, elle ne se corrompt pas par la parole.

     

    Ainsi par l'importance des mots et des dialogues, le film se rapprocherait presque d'une pièce de théâtre. Ce parallèle est notamment visible du point de vue technique : les plans-séquences font penser à des scènes tandis que les fondus au noir sont de magnifiques transitions tels des actes. Théâtre ici, aussi dans le mesure où si l'amour est le thème central du film, il prend la forme d'un marivaudage. Les paroles entre être et paraître tentent de faire jaillir l'expression du sentiment amoureux qu'il soit créateur ou dévastateur ; Madame de la Pommeraye étant au centre de ce langage faisant de ce personnage à la fois une femme forte quand elle parle et une femme sensible (et sans doute beaucoup plus sincère) quand elle se tait pour observer le marquis ou pour dialoguer avec sa meilleure amie et confidente interprétée par Laure Calamy.

     

    En adaptant un passage clé de l’œuvre de Diderot, Emmanuel Mouret nous plonge avec brio dans une histoire de cœur du XVIIIème siècle. Le spectateur peut s'attendre à beaucoup de rythme tant il veut connaître les péripéties mais toujours au service du langage : le véritable protagoniste de ce thriller amoureux !

     

    Ma note : 4/5

     

    Nathan Muller

     


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  • Sauvage de C. Vidal-NaquetTitre : Sauvage

    Réalisateur : Camille Vidal-Naquet

    Sortie en salles : 29 août 2018

    Durée : 1h39

    Mention : Interdit aux moins de 16 ans

     

    Synopsis (source Allociné)

     Léo, 22 ans, se vend dans la rue pour un peu d’argent. Les hommes défilent. Lui reste là, en quête d’amour. Il ignore de quoi demain sera fait. Il s’élance dans les rues. Son cœur bat fort.

     

    Critique

     Un ami, avec qui je suis allé voir le film, avait peur que Sauvage soit une espèce de remake un peu plus trash des Parisiens d'Olivier Py. Fort heureusement, ça n'a pas du tout été le cas. Sauvage est unique et se suffit à lui-même, c'est un film solitaire, hors du temps et des repères, un peu comme son personnage principal (dont on prendra note que le prénom – Léo – fait étymologiquement allusion au leo, au lion latin). D'un point de vue personnel, j'aurais pensé que le film serait plus riche, plus « épais », qu'il ferait intervenir d'autres personnages principaux, d'autres fils conducteurs. En cela, il est donc possible de rester sur sa faim après le clap de fin. Mais d'un autre côté, c'est cette focalisation exacerbée sur un personnage, une histoire, qui donne toute sa force au film. Camille Vidal-Naquet parvient à donner un poids, une gravité à des scènes triviales ou anodines, par des plans crus ou au contraire elliptiques, de même que le jeu d'acteur excellent de Félix Maritaud (déjà présent dans 120 Battements par minute) résulte en des scènes tantôt touchantes, tantôt terrifiantes. Un rythme infernal et répétitif s'inscrit peu à peu, et le spectateur, la boule au ventre, regarde avec impuissance ce personnage à la fois commun et extraordinaire revenir à la charge vers ce qui le détruit. Plusieurs fois, les larmes me sont montées aux yeux, et pas toujours au moment où je m'y attendais. Quoi qu'il en soit, Sauvage reste un bon film qui met en lumière une réalité assez peu représentée ou bourrée de préjugés – la prostitution masculine, et plus encore celle de la rue, celle des hommes sans le sou obligés de se vendre pour ne pas mourir. Un film qui ébranle et qui n'attend que d'être apprivoisé (ou pas).

     

    Citation

     « - … Mais vous n'avez pas envie d'autre chose ?

    - Bah non, pourquoi j'aurais envie d'autre chose ? »

     

    Note: 

    Sauvage de C. Vidal-Naquet/5


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  • Photo de famille, Cécilia Rouaud

     

    Titre : Photo de famille

     

    Réalisateur : Cecilia Rouaud

     

    Année de sortie: 2018

     

    Durée : 1h38

     

     

     

    De quoi ça parle?

     

     

     

    Gabrielle, Elsa et Mao sont frères et sœurs, mais ne se côtoient pas. Surtout pas.
    La première est « statue » pour touristes, au grand dam de son fils ado. Elsa, elle, est en colère contre la terre entière et désespère de tomber enceinte. Et Mao, game designer de génie chroniquement dépressif, noie sa mélancolie dans l’alcool et la psychanalyse. 
    Quant à leurs parents, Pierre et Claudine, séparés de longue date, ils n’ont jamais rien fait pour resserrer les liens de la famille.
    Pourtant, au moment de l’enterrement du grand-père, ils vont devoir se réunir, et répondre, ensemble, à la question qui fâche : « Que faire de Mamie ? »

     

     

     

    Critique :

     

     

     

    Jean-Pierre Bacri, Chantal Lauby, Vanessa Paradis et Camille Cottin réunis dans cette comédie familiale. Comédie? En êtes-vous sûrs?

     

     Photo de famille, dont le titre me fait penser à Un Air de famille, splendide huis-clos dans lequel le duo Bacri-Jaoui excelle, se veut être la peinture, la capture photographique d'une famille moderne. Réunis à nouveau par leur grand-mère qu'ils refusent d'abandonner dans une maison de retraite, les trois enfants de Pierre (Jean-Pierre Bacri) et Claudine (Chantal Lauby) sont bien obligés de composer avec leur caractère et leur histoire respectives.

     

    Si le film fait bien évidemment réfléchir à la vieillesse, voire à la sénilité et à la façon dont celle-ci est pensée et gérée par la société et dans le cadre familial, ce n'est cependant pas le seul axe de réflexion. La famille au sens général y est ré-interprété : famille monoparentale, famille recomposée, difficultés d'avoir des enfants, rapport aux parents et à la fratrie... Tous ces aspects sont décortiqués dans Photo de famille.

     

    L'humour est bel et bien présent face à ces thèmes problématiques. Bacri est parfait dans son traditionnel rôle de vieux bougon. Les répliques sont cinglantes et s'accordent au rythme dynamique du film. La caricature de la famille est très réussie puisqu'elle parvient à être drôle tout en restant fine et mesurée.

     

    Toutefois, le film n'est, selon moi, pas seulement une comédie et j'ai pu littéralement passer du rire aux larmes. Les scènes les plus poignantes sont traitées et jouées avec une grande justesse qui rend Photo de famille très émouvant.

     

    C'est d'ailleurs cette alliance du tragique et du comique qui m'a particulièrement plu et qui démarque le film des standards vus et revus de la comédie familiale. C'est pourquoi je vous invite à aller le voir seul, entre amis ou en famille!

     

     

     

    Note : 4/5

     


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  • Première annéeTitre : Première année

    Réalisateur : Thomas Lilti

    Année de sortie: 2018

    Durée : 1h32

    De quoi ça parle ?

    Antoine entame sa première année de médecine pour la troisième fois. Benjamin arrive directement du lycée, mais il réalise rapidement que cette année ne sera pas une promenade de santé. Dans un environnement compétitif violent, avec des journées de cours ardues et des nuits dédiées aux révisions plutôt qu'à la fête, les deux étudiants devront s’acharner et trouver un juste équilibre entre les épreuves d’aujourd’hui et les espérances de demain.

     

    Critique :

    Je suis allée voir ce film un soir, accompagnée d'amis, tous en études de médecine. J'hésitais à y aller, j'avais peur de ne pas me retrouver dans leur réalité. Et, en effet, cela aurait pu être le cas : ils pouvaient tous resituer les cours enseignés, réciter les formules citées... Ce film aurait pu être une simple peinture de leur univers. J'avais même peur que cela ne tourne au pathétique et/ou à la parodie : chacun connaît la réputation de dur labeur et d'ingratitude de cette première année des études de santé! Que pouvait-on en dire de plus? Que montrer à part des étudiants à bout de force, fatigués d'apprendre, pressés d'en finir? A quoi bon aller au cinéma pour voir une année si pénible?

    L'expérience que j'en ai eu a été tout à fait différente. Certes, il s'agissait d'étudiants en médecine. Mais ce qui était montré était avant tout une aventure humaine. Deux étudiants, un primant et un triplant (c'est-à-dire ayant fait cette première année de médecine respectivement une fois et trois fois), qui tentent d'avancer ensemble, de travailler, de se motiver. Qui parfois sacrifie leur vie pour ça. Malgré les différents décors, les personnages annexes, une impression d'enfermement subsiste, une sorte de huis-clos dans lequel seuls ces deux étudiants coexistent et s'entraident pour réussir leur année.

    Thomas Lilti n'oublie toutefois pas les moments plus conflictuels de découragement, de rivalité. Il montre l'envers sombre du décor : la pression parfois telle qu'on ne la supporte plus, le manque de compréhension par son entourage, l'indécision de l'orientation... Ces combats sont ceux de beaucoup d'étudiants et il est important de les représenter, de leur donner une visibilité. Cependant, le film conserve une teinte d'optimisme, surtout à travers l'amitié qui se noue entre les deux personnages.

     

    Je ne mettrais malgré tout pas la note maximale à Première année. Si j'ai aimé ce film, il n'a pas su me transporter. Est-il trop près de ma propre réalité? Je pense que je n'ai pas forcément le recul nécessaire pour apprécier complètement l'histoire de ces deux étudiants qui me ramène trop à ma propre expérience. Enfin, j'ai trouvé le rôle du père de Benjamin un peu trop “forcé”, esquissé à gros traits, et le dénouement un peu simpliste et attendu.

    Pour autant, je ne peux que vous conseiller d'aller le voir afin de vous en faire votre propre opinion ou au moins pour découvrir le monde si étrange de la PACES (Première Année Commune Aux Etudes de Santé).

     

    Note

    Première année de Th. Lilti/5

    Charlotte


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