• La jeune fille et la nuit, Guillaume Musso

    crédits : Entre Vous & Pau 

    La jeune fille et la nuit

    Guillaume Musso

    2019

    527 pages

     

    Résumé :

    25 ans après les faits, les anciens élèves du lycée Saint-Exupéry se retrouvent lors de la cérémonie du 50eanniversaire de l’établissement.
    Mais pour certain d’entre eux, l’ambiance n’est pas à la fête. Un petit groupe d’anciens amis partage t’en effet un lourd secret, bien gardé. Pourtant c’est lors de ces retrouvailles que les premières conséquences de leurs actes font se faire sentir.

     

    Ma critique :

    Bon, cet ouvrage est écrit par Guillaume Musso. Oui, l’auteur des romans de gare, à l’écriture codifiée qui plaît à beaucoup et que certains détestent au plus haut point.

    Personnellement je lis Musso et j’aime ce que je lis. Tout simplement car comme dans la lignée de ses prédécesseurs, on ouvre ce roman comme on se mettrait devant une série à la télévision.
    L’histoire est pleine de rebondissements, elle nous absorbe, nous fait douter. Tout est très visuel, nous n’avons donc aucun mal à imaginer le personnage de Thomas, anti-héros de cette histoire rocambolesque, ou encore celui de Vinca, jeune fille diaphane au destin brisé trop tôt.

    J’ai beaucoup aimé le fait que l’auteur développe la facette sentimentale de ses personnages. Ainsi, un homme peu avenant, mafieux sur les bords deviendra au fil des pages un homme attachant et rempli de secrets pourtant cruciaux pour la vie de Thomas ! La propre mère de ce dernier ne sera d’ailleurs pas épargnée. Nous la jugeons d’abord sévèrement avant de finalement nous apercevoir que son histoire est toute autre.

    Le tout se passant dans le Sud de la France, région d’origine de l’auteur, ce qui constitue une nouveauté puisque jusque là Guillaume Musso situait ses romans aux Etats-Unis.

    Cette histoire vous réservera beaucoup de surprises, vraiment, vous ne vous ennuierez pas !

     

    Pauline P


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  • Rencontrez L'Alchimiste de Paulo Coelho !

     

    L’Alchimiste
    Paulo COELHO
    2010
    188 pages
    Autres romans de l’auteur : L’Espionne, La Sorcière de Portobello, Le Manuscrit retrouvé

     

    Résumé :

    Un jeune homme se retrouve à aller à la conquête d’un trésor dont on lui à parler.
    Sur son chemin, la vie lui réserve des surprises insoupçonnées. Parti berger, il devient vendeur de pierre, et bien d’autres choses encore.
    Toutes les personnes croisées sur son chemin lui apporteront des pièces pour former le puzzle de sa vie, en comprendre le sens et surtout, l’essence.

     

    Ma critique :

    J’ai eu beaucoup de mal à me plonger dans la lecture de ce roman qui m’avait pourtant été beaucoup recommandé.
    C’est finalement vers la fin que j’ai commencé à l’aimer, car tous les éléments, mis bout à bout, ont fini par prendre sens.

    Tout n’est que symbole dans l’Alchimiste. Il ne faut tout simplement pas s’attendre à un roman relatant des faits réels, ou à quelque chose de très concernant. Il faut tout simplement mettre votre horizon d’attente de côté, et accepter les codes que pose d’entrée Paulo Coelho, et ensuite, promis, ce n’est que du bonheur. L’écriture est particulièrement douce et fluide, ce qui m’a chamboulée par rapport à mes lectures habituelles. Le cadre dans lequel s’inscrit le roman est aussi ... envoûtant. Entre l’Espagne et le désert du Maghreb, vous serez forcément dépaysés, et qu’est-ce que c’est agréable !

    Vous ne pourrez rester insensibles au message à lire entre les lignes de ce roman... L’Âme du Monde, La Légende personnelle, et cet Alchimiste si mystérieux, tentez l’aventure !

     

    Pauline P


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  • Crédits : @elina.sarazetdinova

     

    AU BONHEUR DES OGRES – DANIEL PENNAC

    286 pages

     

    RÉSUMÉ

     

    Ce livre est le premier de la saga Malaussène. Il y en a 5 autres : La Fée Carabine, La Petite Marchande de Prose, Monsieur Malaussène, Des chrétiens et des maures, Aux fruits de la passion. Le titre est un clin d’œil direct à Au Bonheur des Dames, de Zola. Les deux livres se situent dans un grand magasin. 

    Les Malaussène, c’est toute une smala installée à Belleville (Paris). Il y a Benjamin, le grand frère, celui élève les enfants que sa mère, éternelle gamine en vadrouille, fait avec des mecs différents : Louna, Clara, Thérèse, Jérémy, Le Petit (oui, c’est un nom) et Julius (qui n’est pas vraiment un enfant mais un chien, épileptique avec ça). Entre la sœur qui photographie tout ce qui bouge et ne bouge pas, celle qui prédit l’avenir, celui qui fait exploser son collège et celui qui rêve, Benjamin a du pain sur la planche. 

    Benjamin, en plus d’être grand frère, est bouc émissaire. Si si, ça existe. Il travaille dans un grand magasin, et quand un client se plaint, la direction le convoque, invoque que c’est sa faute, et le vire. Et c’est alors que son talent est révélé : il se met à pleurer, hurler, crier, il se roule à ses pieds, bref, rien n’est épargné. Benjamin se lâche, le client se rétracte. Un beau métier. 

    Une vie tranquille, en somme. Qui s’achève quand des bombes explosent dans son magasin et qu’il devient le principal suspect de la police. L’enquête est lancée, l’officielle, mais aussi celle des Malaussène. N’est pas né celui qui les accusera de vouloir tout faire péter. 

     

     

    MA CRITIQUE

     

    Je croie bien n’avoir jamais autant ri dans un livre. J’en ai même ri dans le métro ! Après avoir fini en une journée Au bonheur des ogres, j’ai enchaîné sur les livres suivants. Depuis, je guette chaque sortie. Pourtant, la couverture ne m’avait vraiment pas inspirée ! 

    On s’attache aux personnages avec une facilité déconcertante, on se rêve ami.e avec eux. Nous aussi, on veut s’asseoir autour de Benjamin le soir, en mode Père Castor, pour écouter ses histoires. On veut sortir Julius le chien qui fait des crises d’épilepsie et semble toujours dangereusement proche de parler. On veut avoir un frère qui s’appelle Le Petit, parce que ça claque, comme nom. On veut vivre leur vie. 

    Un film a été fait. Je ne me suis pas donné la peine d’aller le voir. Au bonheur des ogres est de ces livres qui laisse une place complète à l’imagination, qui vous autorise à rêver. On se construit soi-même chaque phrase, chaque personnage. Trop dangereux d’aller voir le film, il pourrait ne pas être comme dans notre tête. 

    Moitié Boris Vian par l’absurde qui semble ordinaire, moitié Rimbaud par la poésie qu’on retrouve à chaque détour de phrase, Daniel Pennac est un maître du roman policier déguisé en roman humoristique. Impossible de lâcher le livre avant de savoir la fin : alors, qui planque les bombes ? Quel est le vrai nom de Tante Julia ? Et Thérèse, elle devient quoi dans tout ça ? 

    Il est dangereux, ce livre. Quand on le ferme, on se sent triste. C’est la fin des aventures Malaussène ! Et puis on se rassure en se disant que 5 autres livres arrivent derrière. Je vous conseille d’agir intelligemment et d’acheter la saga d’un coup, sinon, vous devrez attendre pour retrouver cette famille de doux dingues. 

    De temps en temps, je relis Au bonheur des ogres. Et j’éclate toujours de rire dans le métro. Hors de question que les Malaussène disparaissent de ma vie, on est devenus si bons amis ! 

     

    CITATION

    « Le début d’une idée commence à germer quand j’enfile la première jambe de mon pantalon. Ça se précise à la seconde. Ce n’est pas loin d’être l’idée du siècle quand je boutonne ma chemise. Et je jubile tellement en laçant mes godasses qu’elles partiraient sans moi réaliser ce projet de génie. »

     

    « -C’est pour la cadavre.

    Julius a foncé se réfugier sous le plumard, et moi, les tifs en bataille, les carreaux ternes, j’ai montré mon pyjama avec un air désolé : 

    -Repassez dans cinquante ans, je ne suis pas tout à fait prêt. »

     

    Marie DE FRANCA


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    Découvrez la King Kong Théorie de Virginie Despentes !

    Crédits : @la_tortue_qui_lit

     

    KING KONG THÉORIE – VIRGINIE DESPENTES

    145 pages

     

     

    RÉSUMÉ

     

    En sept chapitres, Virginie Despentes vous fait repenser le féminisme. Viol, pornographie, prostitution, femmes modèles ou femmes poubelles…  Rien ne l’arrête. 

    Elle y raconte son viol, sa carrière de pute, son expérience dans le X, cette violence que la société impose aux femmes mais qui n’est pas celle que l’on pense. On y découvre que ce n’est pas la belle blonde qui tue King Kong, cette créature hermaphrodite, mais la société qui l’assassine pour refuser de rentrer dans le rang. 

    C’est une critique acerbe de la société actuelle qui veut absolument faire correspondre féminité avec faiblesse et victimisation. C’est un manifeste, ce livre, un manifeste qui n’a pas vocation à en être un. 

     

     

    MA CRITIQUE

     

    C’est ma mère qui m’a filé ce livre, après m’avoir fait lire Gloria Steinem. Je suis sceptique, Despentes, j’ai du mal, je ne suis pas fan. Mais là, je découvre un bijou. 

    L’écriture de Despentes est comme d’habitude : crue, réelle, sans fard. Rebelle. 

    Rebelle contre cette idée qu’une femme est un joli petit objet destiné à éveiller le désir et la convoitise des hommes, mais dans les règles de l’art. Pas question d’être une pute ou une star du X, ah ça non. La femme n’a du désir que comme épouse et mère modèle : son corps, c’est la société qui lui dit quoi en faire.

    Rebelle Despentes, bien difficile à cerner. On s’empare du livre, on n’en ressort plus. On s’indigne à ses côtés de ces violences faites aux femmes, ces violences auxquelles on n’avait jamais pensé. On veut poser le livre, saisir sa pancarte et descendre dans la rue pour crier « Je veux être une pute ! Je veux être une hardeuse ! Et puis d’abord, King Kong n’avait pas de sexe ! »

    On reste accroché.e jusqu’au bout à ses propos. Et une fois fini, on se révèle incapable de discuter, parler, d’expliquer Virginie Despentes. Son point de vue semble indéfendable quand on n’est plus immergé.e dans le livre. Comment expliquer les subtilités de sa pensée ? Clamer que la prostitution doit être reconnue comme carrière ? Que les stars du X doivent être mieux considérées ? 

    On ne peut pas. Alors on recommande ce livre à tout son entourage, féminin comme masculin. Car les violences ne sont pas que contre les femmes, elles touchent aussi les hommes.

    Ce livre, c’est un ovni. On ne le comprend que lorsqu’on le lit. Et il faut le lire, il faut le comprendre. C’est tout le féminisme qui est expliqué dans ces 145 pages. 

     

    CITATION

    « C’est le contrôle effectué sur nous qui est violent, cette faculté de décider à notre place ce qui est digne et ce qui ne l’est pas. »

     

    Marie DE FRANCA


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    Saga de Tonino Benacquista

    @mmuse 

    Titre : Saga

    Auteur : Tonino Benacquista

    Publication : 1999

    Edition : Gallimard

    Collection : Folio

    Nombre de pages : 448

     

    Mon avis : 

     

    C'est l'histoire de Marco, Jérôme, Louis et Mathilde, quatre personnages qui ne se connaissent pas et qui n'ont rien en commun mais qui sont recrutés pour écrire un feuilleton qui doit passer à la télé à quatre heures du matin et dont le titre est "Saga". A première vue, l’histoire n’a pas l’air formidable me direz-vous… et pourtant ! Les personnages n’ont qu’une seule règle : leur production doit coûter le moins cher possible. Et comme personne ne regarde la télé en plein milieu de la nuit, autant se faire plaisir en écrivant le scénario… On se laisse emporter par la plume de l’auteur, par les techniques narratives employées, par sa façon de décrire les personnages et de les mettre en scène. Mettre en scène, justement : le roman entier repose sur cette problématique. Parce que Saga ne fait pas que nous parler de cinéma : son écriture même se trouve influencée par le septième art. Cela en fait un roman très visuel, et très prenant aussi. Par le scénario que les personnages écrivent, on joue sur la mise en abyme, aboutissant à un scénario dans le scénario… et la fiction déborde peu à peu sur la réalité. Si vous aimez les personnages qui décadrent un peu, qui étonnent, qui sont aussi entiers que fascinants, vous ne pourrez pas lâcher Saga : on a l’impression de les rencontrer en personne et on est un peu (très) triste de refermer le livre lorsqu’on l’a terminé. Un roman unique, surprenant, ingénieux, qui vous fera une expérience à part entière. Je le recommande vivement ! 

     

    Extraits :

     

    « - Il y a deux manières de faire passer une histoire peu crédible : le détail réaliste ou la surenchère.

    - ...?

    - Si, par exemple, tu me racontes qu'un jour tu as dîné avec Jean Gabin, je ne te croirai pas. Mais si tu me racontes que tu as dîné avec Jean Gabin, qu'il a commandé une truite aux amandes, qu'il a mis toutes les amandes de côté parce qu'il n'aimait pas ça, et que tu les as picorées une à une sur le rebord de son assiette, ça ne peut être que vrai. Ça c'est le détail réaliste. Mais dans une urgence comme la tienne, j'essaierais plutôt la surenchère.

    - Vas-y.

    - Le meilleur moyen de crédibiliser un événement hors du commun, c'est de le coupler avec un second encore plus étonnant. Si tu arrives au bureau en disant que ton RER a failli dérailler et coûter la vie à tout le wagon, ce n'est pas sûr qu'on te croie. Mais si tu racontes que ton RER a failli dérailler et coûter la vie à tout le wagon, que le trafic a été interrompu, que tu as trouvé un taxi, mais qu'au moment où tu pensais être tirée d'affaire, le taxi a embouti la bagnole d'un fou qui a cassé la gueule de ton chauffeur en pleine rue, jusqu'à ce qu'un flic arrive. Là on te prend pour une miraculée. »

     

     

    « L'interdit n'est pas forcément une faute, ni le courage de la faire. L'interdit c'est... c'est faire un geste libre, tout simplement. Un geste qui n'est dicté par aucun code, aucune revendication, aucune revanche.

    Un geste libre, c'est...

    Jeter un violon par la fenêtre dans la quiétude du soir. Psalmodier dans une langue inconnue devant un miroir. Casser paisiblement des verres à pied tout en fumant un énorme cigare. Porter un chapeau grotesque et agir comme s'il était invisible.

    En somme, risquer de passer pour un dingue aux yeux des autres. Enterrer du même coup le rationnel, le bon goût et la norme. Tout le monde sur cette terre a envie de faire un geste totalement absurde qui n'obéit à aucune logique. Il suffit de trouver celui qui est propre à chacun. »

     

    Jeanne 

     

     


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