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    Agota KRISTOF
    Le Grand Cahier, La Preuve et Le Troisième Mensonge

     

    La Trilogie des Jumeaux d'Agota Kristof

    Crédits : Élise et Rapha

     

    Résumé

    Pendant la seconde guerre mondiale, Lucas et Klaus, jeunes jumeaux, sont envoyés chez leur grand-mère par leur propre mère, afin de leur éviter de souffrir des conflits qui sévissent. Fusionnels, les deux garçons vont alors trouver chez cette femme une autre forme de cruauté, à coup de violence et d’humiliation.

     

    Ma critique

    Ce livre m’a mise très mal à l’aise, et je pense que c’est dans cela que réside son intérêt.
    En effet, dans un style extrêmement froid et détaché, l’auteure ne cache rien. Elle parle de ce que l’enfance peut avoir de plus dur, cruel. Les jumeaux évoluent dans une atmosphère qui ferait pâlir Françoise Dolto. Leur grand-mère ne se prive pas de les battre, de les humilier, ce pourquoi les deux garçons décident de prendre les devant et de s’endurcir d’eux-mêmes. Ils s’entraîneront à recevoir des coups de bâtons par exemple.
    Malgré cette vie rustre, il n’y dans leur vie pas de place pour l’empathie ou l’émotion.
    Tout est froid dans cette trilogie. Les épreuves que subissent les deux garçons ne font pas que l’on s’attache particulièrement à eux.

    Ces romans ne peuvent vous laisser indifférents ! La simplicité de l’écriture n’empêche en rien la transmission d’émotions fortes. Je recommande, même si je pense que les plus jeunes lecteurs devraient s’abstenir, car les scènes peuvent être insoutenables parfois.

     

    Liens

    Premier tome de la trilogie 

    Second tome

    Troisième tome

    Pauline P


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  • Tête-à-tête avec La Reine du Sud de Perez-Reverte !

     

    La Reine du Sud

    Arturo PEREZ-REVERTE

     

    Nombre de pages : 522

     

     

    Résumé

     

    Arturo Perez-Reverte est un ancien reporter de guerre converti depuis une trentaine d’années aux romans. Connu pour son genre particulier, à mi-chemin entre le policier et historique, beaucoup de ses œuvres sont devenues des best-sellers. La Reine du Sud en fait partie, et a été adapté au petit écran. 

     

    C’est l’histoire de Teresa Mendoza, jeune mexicaine, dont le fiancé, narcotrafiquant dans les airs, se fait descendre par son patron. Dans ce monde, on tue le traitre mais aussi sa famille, et Teresa doit fuir, au Maroc puis en Espagne. C’est là qu’elle deviendra, après de longues pérégrinations qui la conduiront sur le bateau d’un passeur de haschich jusqu’en prison, à devenir une des narcotrafiquantes les plus efficaces et redoutées de sa génération. 

     

    Perez-Reverte développe cette histoire comme une biographie : les étapes de la vie de Mendoza sont interrompues par les rencontres fictives du narrateur avec des personnages qui l’éclairent sur le passé de celle qu’on appelle la Reine du Sud. 

     

     

    Critique

     

    Perez-Reverte a toujours su créer des personnages qui nous font tomber amoureux. Même pour une narcotrafiquante en fuite. On rencontre Teresa alors que le Güero, son fiancé, vient de se faire descendre. Au Mexique, quand on tue, on le fait bien, et on ne laisse aucun témoin. Par miracle, ou pense-t-on sur le moment, Teresa y échappe. Ses bourreaux la laissent partir. Une erreur, puisqu’elle deviendra la Reine du Sud, la narcotrafiquante la plus puissante sur les mers, et causera leur perte. 

     

    Avec un talent fou, l’écrivain fait passer Teresa du statut de victime à celui de puissance. On ne se rend même pas compte de l’achèvement de cette transformation, ou même de son commencement. A-t-elle toujours été cette femme bien habillée, cachée derrière ses lunettes noires et la fumée de sa cigarette, insensible à la peur, au bonheur aussi ? Ou alors, comme il le dit si bien, en a-t-elle tellement bavé que la vie lui devait quelque chose en rétribution, et lui a donné le succès ? 

     

    La fin est belle. Teresa n’a jamais voulu se venger, n’en a jamais parlé. Elle le fera pourtant, dans les dernières pages, sans qu’on voit ça comme une vengeance, plutôt comme un paiement, une certaine symétrie dans son histoire. 

     

    Teresa se dédouble au fil des pages, et survit dans un monde d’hommes. Elle devient riche, belle, puissante, redoutée, aimée. Sa vie ne nous fait pas envie. Peut-être parce que tout du long, dans ses mots à lui, si soigneusement choisis, Perez-Reverte nous rappelle que c’est surtout une femme triste. Si Teresa existait vraiment, ce livre lui rendrait un sacré hommage. 

     

     

    Citation

     

    « Peut-être que c’est ça la vie, et qu’on respire, marche, s’agite seulement pour, un jour, regarder derrière soi et se voir là-bas. Pour se reconnaître dans les morts successives, les siennes et celles des autres, auxquelles vous condamnent chacun de vos pas. »

     

     La Reine du Sud sur Amazon

    Marie

     


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  • La jeune fille et la nuit, Guillaume Musso

    crédits : Entre Vous & Pau 

    La jeune fille et la nuit

    Guillaume Musso

    2019

    527 pages

     

    Résumé :

    25 ans après les faits, les anciens élèves du lycée Saint-Exupéry se retrouvent lors de la cérémonie du 50eanniversaire de l’établissement.
    Mais pour certain d’entre eux, l’ambiance n’est pas à la fête. Un petit groupe d’anciens amis partage t’en effet un lourd secret, bien gardé. Pourtant c’est lors de ces retrouvailles que les premières conséquences de leurs actes font se faire sentir.

     

    Ma critique :

    Bon, cet ouvrage est écrit par Guillaume Musso. Oui, l’auteur des romans de gare, à l’écriture codifiée qui plaît à beaucoup et que certains détestent au plus haut point.

    Personnellement je lis Musso et j’aime ce que je lis. Tout simplement car comme dans la lignée de ses prédécesseurs, on ouvre ce roman comme on se mettrait devant une série à la télévision.
    L’histoire est pleine de rebondissements, elle nous absorbe, nous fait douter. Tout est très visuel, nous n’avons donc aucun mal à imaginer le personnage de Thomas, anti-héros de cette histoire rocambolesque, ou encore celui de Vinca, jeune fille diaphane au destin brisé trop tôt.

    J’ai beaucoup aimé le fait que l’auteur développe la facette sentimentale de ses personnages. Ainsi, un homme peu avenant, mafieux sur les bords deviendra au fil des pages un homme attachant et rempli de secrets pourtant cruciaux pour la vie de Thomas ! La propre mère de ce dernier ne sera d’ailleurs pas épargnée. Nous la jugeons d’abord sévèrement avant de finalement nous apercevoir que son histoire est toute autre.

    Le tout se passant dans le Sud de la France, région d’origine de l’auteur, ce qui constitue une nouveauté puisque jusque là Guillaume Musso situait ses romans aux Etats-Unis.

    Cette histoire vous réservera beaucoup de surprises, vraiment, vous ne vous ennuierez pas !

     

    Pauline P


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  • Rencontrez L'Alchimiste de Paulo Coelho !

     

    L’Alchimiste
    Paulo COELHO
    2010
    188 pages
    Autres romans de l’auteur : L’Espionne, La Sorcière de Portobello, Le Manuscrit retrouvé

     

    Résumé :

    Un jeune homme se retrouve à aller à la conquête d’un trésor dont on lui à parler.
    Sur son chemin, la vie lui réserve des surprises insoupçonnées. Parti berger, il devient vendeur de pierre, et bien d’autres choses encore.
    Toutes les personnes croisées sur son chemin lui apporteront des pièces pour former le puzzle de sa vie, en comprendre le sens et surtout, l’essence.

     

    Ma critique :

    J’ai eu beaucoup de mal à me plonger dans la lecture de ce roman qui m’avait pourtant été beaucoup recommandé.
    C’est finalement vers la fin que j’ai commencé à l’aimer, car tous les éléments, mis bout à bout, ont fini par prendre sens.

    Tout n’est que symbole dans l’Alchimiste. Il ne faut tout simplement pas s’attendre à un roman relatant des faits réels, ou à quelque chose de très concernant. Il faut tout simplement mettre votre horizon d’attente de côté, et accepter les codes que pose d’entrée Paulo Coelho, et ensuite, promis, ce n’est que du bonheur. L’écriture est particulièrement douce et fluide, ce qui m’a chamboulée par rapport à mes lectures habituelles. Le cadre dans lequel s’inscrit le roman est aussi ... envoûtant. Entre l’Espagne et le désert du Maghreb, vous serez forcément dépaysés, et qu’est-ce que c’est agréable !

    Vous ne pourrez rester insensibles au message à lire entre les lignes de ce roman... L’Âme du Monde, La Légende personnelle, et cet Alchimiste si mystérieux, tentez l’aventure !

     

    Pauline P


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  • Crédits : @elina.sarazetdinova

     

    AU BONHEUR DES OGRES – DANIEL PENNAC

    286 pages

     

    RÉSUMÉ

     

    Ce livre est le premier de la saga Malaussène. Il y en a 5 autres : La Fée Carabine, La Petite Marchande de Prose, Monsieur Malaussène, Des chrétiens et des maures, Aux fruits de la passion. Le titre est un clin d’œil direct à Au Bonheur des Dames, de Zola. Les deux livres se situent dans un grand magasin. 

    Les Malaussène, c’est toute une smala installée à Belleville (Paris). Il y a Benjamin, le grand frère, celui élève les enfants que sa mère, éternelle gamine en vadrouille, fait avec des mecs différents : Louna, Clara, Thérèse, Jérémy, Le Petit (oui, c’est un nom) et Julius (qui n’est pas vraiment un enfant mais un chien, épileptique avec ça). Entre la sœur qui photographie tout ce qui bouge et ne bouge pas, celle qui prédit l’avenir, celui qui fait exploser son collège et celui qui rêve, Benjamin a du pain sur la planche. 

    Benjamin, en plus d’être grand frère, est bouc émissaire. Si si, ça existe. Il travaille dans un grand magasin, et quand un client se plaint, la direction le convoque, invoque que c’est sa faute, et le vire. Et c’est alors que son talent est révélé : il se met à pleurer, hurler, crier, il se roule à ses pieds, bref, rien n’est épargné. Benjamin se lâche, le client se rétracte. Un beau métier. 

    Une vie tranquille, en somme. Qui s’achève quand des bombes explosent dans son magasin et qu’il devient le principal suspect de la police. L’enquête est lancée, l’officielle, mais aussi celle des Malaussène. N’est pas né celui qui les accusera de vouloir tout faire péter. 

     

     

    MA CRITIQUE

     

    Je croie bien n’avoir jamais autant ri dans un livre. J’en ai même ri dans le métro ! Après avoir fini en une journée Au bonheur des ogres, j’ai enchaîné sur les livres suivants. Depuis, je guette chaque sortie. Pourtant, la couverture ne m’avait vraiment pas inspirée ! 

    On s’attache aux personnages avec une facilité déconcertante, on se rêve ami.e avec eux. Nous aussi, on veut s’asseoir autour de Benjamin le soir, en mode Père Castor, pour écouter ses histoires. On veut sortir Julius le chien qui fait des crises d’épilepsie et semble toujours dangereusement proche de parler. On veut avoir un frère qui s’appelle Le Petit, parce que ça claque, comme nom. On veut vivre leur vie. 

    Un film a été fait. Je ne me suis pas donné la peine d’aller le voir. Au bonheur des ogres est de ces livres qui laisse une place complète à l’imagination, qui vous autorise à rêver. On se construit soi-même chaque phrase, chaque personnage. Trop dangereux d’aller voir le film, il pourrait ne pas être comme dans notre tête. 

    Moitié Boris Vian par l’absurde qui semble ordinaire, moitié Rimbaud par la poésie qu’on retrouve à chaque détour de phrase, Daniel Pennac est un maître du roman policier déguisé en roman humoristique. Impossible de lâcher le livre avant de savoir la fin : alors, qui planque les bombes ? Quel est le vrai nom de Tante Julia ? Et Thérèse, elle devient quoi dans tout ça ? 

    Il est dangereux, ce livre. Quand on le ferme, on se sent triste. C’est la fin des aventures Malaussène ! Et puis on se rassure en se disant que 5 autres livres arrivent derrière. Je vous conseille d’agir intelligemment et d’acheter la saga d’un coup, sinon, vous devrez attendre pour retrouver cette famille de doux dingues. 

    De temps en temps, je relis Au bonheur des ogres. Et j’éclate toujours de rire dans le métro. Hors de question que les Malaussène disparaissent de ma vie, on est devenus si bons amis ! 

     

    CITATION

    « Le début d’une idée commence à germer quand j’enfile la première jambe de mon pantalon. Ça se précise à la seconde. Ce n’est pas loin d’être l’idée du siècle quand je boutonne ma chemise. Et je jubile tellement en laçant mes godasses qu’elles partiraient sans moi réaliser ce projet de génie. »

     

    « -C’est pour la cadavre.

    Julius a foncé se réfugier sous le plumard, et moi, les tifs en bataille, les carreaux ternes, j’ai montré mon pyjama avec un air désolé : 

    -Repassez dans cinquante ans, je ne suis pas tout à fait prêt. »

     

    Marie DE FRANCA


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