• Joël Dicker, l'homme qui "écriv[ait] pour être entendu"*

    Joël Dicker, l'homme qui "écriv[ait] pour être entendu"*Joël Dicker est un auteur suisse, né en 1985. Il a, pour l'instant, publié deux livres dont La Vérité sur l'affaire Harry Quebert, grâce auquel je l'ai découvert. Il est, pour moi, un auteur d'exception et son livre est devenu, en l'espace de deux jours, mon roman préféré. J'ai donc décidé de le contacter et de l'interviewer afin de vous faire (re)découvrir cet auteur génial.

    Voici notre échange:

    La rédac' : As-tu des conditions idéales pour écrire ? Une petite manie?

     Joël Dicker :J’ai toujours besoin de mettre de la musique. C’est la seule chose qui compte. Peu importe la musique, il faut simplement que je puisse me créer une bulle de bruit qui m’isole du reste du monde pour me plonger dans mon propre monde.

     La rédac' : Quel(s) genre(s) de livres lisais-tu lorsque tu étais adolescent ?

     Joël Dicker : J’ai lu beaucoup de livres, et de tout genre. Mon auteur préféré vers l’âge de 13-14 ans était Ken Follett. Vers 16 ans, j’ai découvert Romain Gary, il est, depuis, resté pour moi le plus important des écrivains qui soient à mes yeux.

     La rédac' : Qu'est- ce qu'est, selon toi, un bon personnage de roman ?

     Joël Dicker : Je vais citer de tête (je ne sais plus d’où vient cette citation) : dans un bon roman, tous les personnages ont raison. Je dirais donc qu’un bon personnage est un personnage qui a le soutien du lecteur, peu importe ce qu’il se passe dans l’intrigue.

     La rédac' : Quelle personnalité t'inspire dans ton écriture/ta vie ?

     Joël Dicker : Les gens en général. Je suis assez sensible aux sentiments des gens, j’essaie des les recréer et les partager dans mes textes.

     La rédac' : As-tu toujours voulu devenir auteur ?

     Joël Dicker : Oui, c’est un rêve depuis toujours. Je voulais aussi devenir pilote, pompier, musicien et footballeur. 

     La rédac' : J'ai appris au cours de mes recherches que tu t'es tout d'abord engagé dans la voie du théâtre et/ou du cinéma, était-ce un désir d'en faire ton métier ou un mouvement de curiosité ?

     Joël Dicker: Non c’était plutôt de la curiosité. J’avais envie de faire quelque chose d’artistique mais je ne savais pas par où commencer. Le théâtre m’a semblé plus accessible qu’une école d’art ou de musique. Mais j’ai rapidement réalisé que je n’avais pas le feu sacré et que la vie pouvait être incertaine. J’ai alors intégré la Faculté de Droit de l’université de Genève. J’ai obtenu un master en droit. C’était important pour moi d’avoir un filet de sécurité pour trouver un emploi si jamais j’en avais besoin. Je pense que cela m’a donné un certain calme nécessaire pour écrire ensuite. 

     La rédac' : Aurais-tu des conseils à donner aux jeunes auteurs en herbe?

     Joël Dicker : Il faut travailler vraiment très dur. Et même plus dur encore. 100% d’efforts ne suffisent pas : il faut monter à 120%. Il faut faire beaucoup de sacrifices, continuellement recommencer. Je crois que tout vient pour qui travaille dur. Le talent c’est 1%, tout le reste c’est de l’abnégation.

     La rédac' : Es-tu en train d'écrire un nouveau roman ?

     Joël Dicker : Oui, mais je ne dirais rien dessus. Je crois qu’il faut d’abord écrire un livre, et en parler ensuite. Je trouve prétentieux de parler d’un livre qui n’est pas encore écrit.

     La rédac' :  Comment as-tu trouvé l'inspiration pour La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert ?

     Joël Dicker : Je ne crois pas que l’on trouve l’inspiration, comme on trouve des champignons. L’inspiration fait partie d’un processus de travail, c’est une idée de départ qui se développe à force de la travailler et de la remodeler. C’est un processus qui n’a pas cessé durant toute l’écriture de ce livre.

     La rédac' : Y-a-t'il une part de vécu dans l'histoire de Marcus Goldmann ?

     Joël Dicker : Non pas du tout. Le plaisir pour moi dans l’écriture d’un roman c’est d’inventer justement. A moins d’écrire un roman historique. Mais dans un roman de pure fiction, je préfère ne rien mentionner de mon propre vécu. C’est plus intéressant pour moi, et j’imagine du coup que c’est plus intéressant pour mes lecteurs également.

     La rédac' : Comment définirais-tu réellement Harry Quebert ? Un escroc, un maître, un repenti...?

     Joël Dicker : Un Homme tout simplement. Avec ses forces et ses faiblesses.

     La rédac' : T'attendais-tu à un pareil succès ? Quelle a été ta réaction lorsque tu as su que La Vérité sur l'affaire Harry Quebert avait reçu ses différents prix (tels que le Prix Goncourt des Lycéens 2012)?

     Joël Dicker : Non je ne m’attendais vraiment pas à un succès. Lorsque j’ai relu la version finale de mon manuscrit, avant de la montrer à mon éditeur, Bernard de Fallois, je me suis dit : « ce livre est trop long, ennuyeux, il n’intéressera personne ». C’est ensuite Bernard de Fallois qui a été très enthousiaste et m’a donné confiance. Mais je ne croyais pas au succès encore, il me fallait le voir pour y croire. Recevoir ces prix m’a permis de réaliser le succès inouï et surtout chance que j’ai eue avec ce livre de rencontrer ce succès. Avoir reçu ces prix a été aussi très encourageants pour moi : je dois maintenant m’en montrer digne, je continuer à travailler dur et écrire d’autres livres pour montrer aux jurés qu’ils ont eu raison de m’encourager. Je crois que tout commence vraiment maintenant.

     La rédac' : Y-a-t'il un projet d'adaptation en film ?

     Joël Dicker : Il y a de l’intérêt de la part de beaucoup de producteurs, mais rien n’est signé pour le moment.

     La rédac' : As-tu quelque chose à ajouter ?

      Joël Dicker : Non, merci pour ces questions et pour ton intérêt.

    Pour plus d'informations, allez sur son site :)

     * citation de Joël Dicker

     


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