• le poème de Julia

    Tout d'abord le poème de Feuy :

    L'hiver arrivait. 
    Ses jambes avançaient, reculaient, 
    Irrégulièrement. 
    Ses bras couvrirent de ses doigts fins, 
    La ville.
    Le vent tempêtait, 
    Furieux. 
    L'hiver pleurait, ses larmes gelèrent 
    Sous le froid qui animait son être. 
    Ses larmes chutèrent sur les toits. 
    Une couverture de formait peu à peu sur ceux-ci. 
    Un duvet tenace, 
    Qui couvrait l'horizon, 
    Comme je le couvre du regard. 
    Ma ville. 
    Elle suintait sous la crasse recouvert de neige
    Une fumée s'échappait, 
    Fugueuse, 
    Des bâtiments. 
    Les étoiles de la nuit, métamorphosées en flocon 
    Tourbillonnaient. 
    Sous la bise, 
    En colère. 
    Je pouvais difficilement voir 
    L'océan. 
    Le ciel se confondait à la mer 
    Miroir.
    J'entendais les vagues, 
    Elles défiaient le sable 
    L'écume vrilla. 
    La glace fondait 
    La chaleur des eaux 
    Gagnait. 
    La lune posait un regard amusé sur l'infériorité 
    Un clin d'œil cruel.
    Le noir prit place, se débattant des profondeurs 
    L'étoffe recouvra ses droits 
    Elle dirigeait. 
    La fenêtre 
    Tremblait
    Tailladée, épreuves surmontées, coups. 
    Elle s'ouvrit brusquement, un inconnu s'invita 
    Fou 
    Le vent pleura. 
    Mes yeux, mes lèvres s'agrandirent.
    Mes membres, glacés 
    Se figèrent.


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