• Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants

    Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphantsTitre : Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants

    Auteur : Mathias Enard

    Edition : Babel

    Nombre de pages : 168

     

    Résumé : En débarquant à Constantinople le 13 mai 1506, Michel-Ange sait qu'il brave la puissance et la colère de Jules II, pape guerrier et mauvais payeur, dont il a laissé en chantier l'édification du tombeau, à Rome. Mais comment ne pas répondre à l'invitation du sultan Bajazet qui lui propose- après avoir refusé les plans de Léonard de Vinci, - de concevoir un pont sur la Corne d'Or ?

    Ainsi commence ce roman, tout en frôlements historiques, qui s'empare d'un fait exact pour déployer les mystères de ce voyage.

    Troublant comme la rencontre de l'homme de la Renaissance avec les beautés du monde ottoman, précis et ciselé comme une pièce d'orfèvrerie, ce portrait de l'artiste au travail est aussi une fascinante réflexion sur l'acte de créer et sur le symbole d'un geste inachevé vers l'autre rive de la civilisation.

    Car à travers la chronique de ces quelques semaines oubliées de l'Histoire; Mathias Enard esquisse une géographie politique dont les hésitations sont toujours aussi sensibles cinq siècles plus tard.

     

    Ma critique : Une rencontre de l'homme de la renaissance avec les beautés du monde oriental, Michel-Ange va s'enivrer de tous les plaisirs qui s'offrent à lui.

    Une rencontre entre le savoir, le désir et un élan vers une infinité absolue pour parer à l'angoisse de la disparition. Mathias Enard jongle parfaitement avec le genre du roman historique pour transporter son lecteur au cœur de la ville et de l'époque. Superposition de plans, de scène de foule et d'intimité.

    Ce roman est grandiose. Je le conseille à 1000%. Il reste mon roman préféré indétrônable depuis plusieurs années. Il peut faire peur d'être ennuyeux, comme une semi-biographie qui retracerait la vie du peintre à Constantinople mais loin de là. Il nous offre une matière à penser dans une langue comparable à une pièce d'orfèvrerie.

     

     

    Citations :

    « Je sais que les hommes sont des enfants qui chassent leur desespoir par la colère, leur peur dans l'amour, au vide, ils répondent en construisant des châteaux et des temples »

    « la vérité c'est qu'il n'y a rien d'autre que la souffrance et que nous essayons d'oublier dans des bras étrangers que nous disparaîtrons bientôt »

     

    Margot Mainfroid

     

     

     


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