• Miss Peregrine et les Enfants Particuliers

     

    Titre : Miss Peregrine et les Enfants Particuliers (Tome 1)

    Auteur : Ransom Riggs

    Edition : Le livre de poche Jeunesse

    Nombre de pages : 436

     

    Résumé

     

    Depuis qu'il est enfant, Jacob écoute les récits fabuleux de son grand-père. Ce dernier lui a souvent parlé de l'orphelinat de Miss Peregrine peuplé d'enfants "particuliers", doués de capacités surnaturelles. Un soir, Jacob, qui a maintenant 16 ans, trouve son grand-père mortellement blessé par une créature qui s'enfuit sous ses yeux. Bouleversé, il part en quête de vérité et découvre le pensionnat en ruines : les enfants particuliers ont bel et bien existé. Mais sont-ils toujours en vie ?

     

    Ma critique

     

    J'ai décidé de lire ce livre un peu après avoir vu le film. Quand je l'ai commencé, j'ai eu un peu de mal à me mettre dans le bain étant donné que je m'attendais à avoir exactement le même point de départ que dans la version cinématographique. Néanmoins, j'ai été agréablement surprise des passages qu'on ne voit pas dans cette dernière. Je trouve également les personnages très attachants et chacun d'entre eux a sa personnalité. J'aime aussi beaucoup l'univers de ce livre. J'ai toujours adoré tout ce qui est surnaturel, magique... Et cet ouvrage a été un coup de cœur pour moi (c'est sûrement pour ça que je l'ai lu plusieurs fois !). Si vous aimez la fiction, les événements et les capacités surnaturel(le)s, je vous conseille vivement ce livre.

     

    Ma note : 5/5

     

    Bonus : Le tome dont j'ai fait la critique est le premier. Car en effet, il y a une trilogie de livres de Miss Peregrine et les Enfants Particuliers, que j'ai entièrement lue.

     

    Tome 2 : Hollow City

     

    Miss Peregrine et les Enfants Particuliers

     

    Tome 3 : La Bibliothèque des âmes

     

    Miss Peregrine et les Enfants Particuliers

    Noëlie


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  •                                                                              Je m’appelle Pauline et j’ai 21 ans. 
                                               Cela fait quelques temps maintenant que je partage des articles sur le blog !  
    Je suis en école de journalisme sur Paris et je suis passionnée depuis toute petite par la lecture, une prépa littéraire et une licence d’études anglophones plus tard, rien n’a changé, si ce n’est que le temps accordé à mon passe-temps favori est mis à mal par la vie de jeune majeur ! 
    Sur le blog je partage surtout des lectures d’ouvrages pour adultes. Des romans surtout, ce que je préfère ! 
    Raphaëlle Giordano fait partie de mes auteurs préférés par exemple, son credo étant le développement personnel, qui me correspond tout à fait en ce moment ! 
    Mais vous trouverez quelques articles parlant de films ou de pièces, signés de ma main, car vivant à Paris, difficile de pas aller au théâtre ou au cinéma ! 
    Depuis quelques temps également je m’occupe de la communication autour du blog, appelez-moi Community manager, pour faire simple ! 
    À très vite !

     

     

    Pauline, communication is my moto


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  • Titre : Tess D’Urberville (Tess of the D’Urbervilles)
    Auteur : Thomas Hardy (1840-1928)
    Publié en 1891
    Editions Penguin Classics
    391 pages

     


    Tess Durbeyfield est issue d'une famille de paysans qui apprend un jour que ses ancêtres, les D'Urbervilles, étaient d'une classe sociale supérieure à la sienne. Voulant sympathiser avec celui qu'elle pense être son cousin, Alec D'Urberville, l'innocente héroïne est séduite puis abandonnée. C'est le début de son destin tragique... Tess est un personnage si marquant qu’on oublie parfois qu'elle n'existe pas réellement. On s’identifie souvent à elle durant la lecture, et on se sent souvent en colère contre la société de son temps et tous les acteurs contribuant à son malheur. Thomas Hardy écrit un roman digne d'une grande tragédie classique, qui allie toutefois différents genres et propose des pistes de réflexion sur de nombreux sujets. On y saisit l'ampleur des changements dans la société du XIXème siècle ainsi que son grand conservatisme, qui semble paradoxal à l'aube du monde moderne. On y voit la condition des femmes de l'époque et quel carcan la société leur imposait. On suit, sans pouvoir rien faire, la lente descente aux enfers de l'héroïne que l'on aimerait pourtant prévenir, protéger et sauver avant qu'il ne soit trop tard... mais Tess est un livre qui nous montre combien nous sommes impuissants parfois. C'est un roman profondément moderne (et même féministe) en ce que l'auteur défend son héroïne envers et contre la société de son temps et l'Eglise. Il est si riche et intéressant à analyser qu'on ne se lasse pas d'en relire quelques pages. Une expérience de lecture intense qui m’a réellement marquée.

     

    Citation (en anglais puis en français) :

    ‘Did you say the stars were worlds, Tess?’
    ‘Yes.’
    ‘All like ours?’
    ‘I don’t know; but I think so. They sometimes seem to be like the apples on our stubbard-tree. Most of them splendid and sound – a few blighted.’
    ‘Which do we live on – a splendid one or a blighted one?’
    ‘A blighted one.’
    ‘’Tis very unlucky that we didn’t pitch on a sound one, when there were so many more of ‘em!’

    «  -N'avez-vous pas dit que les étoiles étaient des mondes, Tess ?
    -Oui.
    -Tous pareils au nôtre ?
    -Je ne sais pas ; mais je le pense. Elles ont l’air quelquefois de ressembler aux pommes de notre vieil arbre du jardin : la plupart saines et splendides ; quelques-unes tachées.
    -Sur laquelle est-ce que nous vivons : une belle ou une tachée ?
    -Une tachée.
    -C’est très malheureux que nous ne soyons pas tombés sur une bonne, quand il y en avait tant d’autres ! »

     

    Jeanne


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  • Au revoir Monsieur Friant ; Philippe Claudel (2001)
    81 pages (pour édition Le Livre de Poche)

    Au revoir Monsieur Friant, Philippe Claudel

    Février 2019. Musée des Beaux-Arts de Nancy. Dehors : ciel maussade. Assis sur un banc. Le livre dans les mains. Les tableaux en face de soi. Parfois, se lever, se déplacer pour changer de perspective, pour avoir un autre point de vue. Alterner du livre au tableau, de le peinture à la littérature et finalement faire rejoindre ces deux arts.


    Voilà les circonstances de ma lecture dévorante et passionnée d’Au revoir Monsieur Friant de Philippe Claudel, œuvre courte mais pourtant si riche et si puissante.


    Tout débute sur la sollicitation des souvenirs de l’auteur, expérience somme toute banale et à la porté de tous. C’est par la figure de sa grand-mère éclusière dans le paysage lorrain de son enfance que Claudel fait pénétrer le lecteur dans les méandres de ses souvenirs. Celle-ci lui rappelle des instantanées de tendresse, d’images colorées au bord du canal et à l’odeur de vin. Il s’agit en effet pour Claudel de faire cheminer son lecteur dans ses jeunes années, l’écriture devenant une tentative de faire revivre le révolu si charmant, et s’il ne reste plus vraiment le visage de sa grand-mère, se maintient cependant des « débris de temps » à l’image des pétales qui se décolorent au fil du temps.


    Chez Claudel regard et mémoire sont intimement liés. C’est ici que vient la pertinence de la référence (plus que référence, je dirai hommage) au peintre lorrain né en 1863 : Emile Friant. C’est en regardant les tableaux du naturaliste que Claudel parvient à faire ressurgir par la plume ses jeunes années. Il y a un processus d’identification à travers les toiles tout à fait intéressant et notable et parfois l’auteur semble même se faire engloutir par la peinture. Par exemple, il s’imagine voir son arrière-grand-père à travers l’homme à la vinasse des Buveurs ou le travail du lundi ou croit apercevoir une fille qu’il aimait mais qui ne partageait son amour dans la Jeune Nancéienne dans un paysage de neige. De plus Emile Friant devient lui-même objet de dialogue et Claudel répond ainsi à son désir d’abolir le temps pour permettre cet échange entre deux artistes de deux époques différentes d’une manière très touchante. Car du temps, il en est bien question dans l’œuvre, le temps passe, détruit les jeunes années, devient même objet à faire intervenir le lecteur : « Nous avons tous eu dix-sept ans. Lui, vous, moi… ». Face au temps, Claudel trouve ses propres ressources au fil de l’eau (c’est par un canal que s’ouvre l’œuvre) et au fil de ses allées et venues au musée. À quoi bon écrire, semble-t-il même se demander. La confrontation avec Friant est pour Claudel un moyen d’approcher cette question dans sa démarche analogique.


    Si l’introspection et la réflexion sur le métier d’artiste sont des éléments clés de l’œuvre, elle n’en propose pas moins une prose douce, évidemment mélancolique, concrète et colorée à l’image de cette réflexion que l’auteur se fait sur l’amour : « Les amours juvéniles entretiennent des parentés avec les grandes diarrhées et comme pour elles, heureusement, peu de choses suffit à les faire passer. Il fallut juste un peu de temps, mais je guéris… On croit se mourir d’amour et trois mois après on savoure une bière brune à côté d’une épaisse choucroute dans le bruit harmonieux des conversations mêlées, sous les tulipes orange des lustres de L’Excelsior, à côté de jolies femmes qui nous font des yeux doux. »

    Au revoir Monsieur Friant n’est pas tant un moyen de prendre congé de son interlocuteur qu’une tentative sincère et touchante d’allier à tout jamais deux formes artistiques… et de prendre un bouquin pour le lire dans un musée si bien qu’à la fin de mon expérience de lecture, je ne savais plus si j’avais dans la main un livre ou une exquise friandise !

     

    Ma note : 4/5


    Nathan Muller


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  • Une Vie, Simone Veil

     

    Titre : Une Vie (autobiographie)

    Auteur : Simone Veil (1927-2017)

    Date de publication : 2007

    Édition lue : Le Livre de Poche 

     

    Résumé 

     

    Simone Veil se raconte sur le papier, de son enfance niçoise à l’expérience des camps, des intrigues gouvernementales aux hautes sphères de la Loi et de l’Europe, le tout entre soif de liberté, vie de famille et réflexions sur les évolutions de la société. 

     

    Critique 

     

    J’ai rarement été confronté à des lectures autobiographiques. Elles m’ont toujours semblé difficiles non seulement à écrire (qu’il est dur de bien savoir se dire !) mais également à lire, car dans mon ignorance je pensais qu’il y avait du déplaisir à parcourir les simples faits d’une vie. Mais la vie de Simone Veil n’est pas simple, et Une vie a achevé de me réconcilier avec l’autobiographie. Une plume juste et mesurée narre les atrocités de la guerre et des camps aussi bien que les joies de l’enfance, le tourbillon étourdissant de la vie ministérielle et les propres ambitions de cette grande dame : la reconstruction et l’émancipation. Son expérience et son avis, parfois tranché, toujours posé, sur le système, l’Histoire, la société, les grands tournants des dernières décennies françaises, donnent à ses mots une teinte grave aux accents de vérité, non moins dénuée de poésie et de qualité littéraire qui justifient d’autant plus sa place à l’Académie française d’abord, au Panthéon ensuite, dans nos coeurs enfin.

     

    Citations 

     

    « (…) Voilà quelques exemples de ce que les déportés ont pu subir, dans les années qui ont suivi leur retour. Pendant longtemps, ils ont dérangé. Beaucoup de nos compatriotes voulaient à tout prix oublier ce à quoi nous ne pouvions nous arracher ; ce qui, en nous, est gravé à vie. Nous souhaitions parler, et on ne voulait pas nous écouter. C’est ce que j’ai senti dès notre retour, à Milou et à moi : personne ne s’intéressait à ce que nous avions vécu. En revanche, Denise, rentrée un peu avant nous avec l’auréole de la Résistance, était invitée à faire des conférences. »

    Chapitre III, « L’enfer »

     

    « Je me suis du reste demandé, à l’époque, si les hommes n’étaient pas, en fin de compte, plus hostiles à la contraception qu’à l’avortement. La contraception consacre la liberté des femmes et la maîtrise qu’elles ont de leur corps, dont elle dépossède ainsi les hommes. Elle remet donc en cause des mentalités ancestrales. L’avortement, en revanche, ne soustrait pas les femmes à l’autorité des hommes, mais les meurtrit. »

    Chapitre VI, « Au gouvernement »

     

    « Dans notre système, le Président est d’abord un homme seul. Rien ne l’incite au dialogue. Aussi longtemps qu’il est en place, il n’est remis en cause par rien ni personne. Évoluant dans un milieu aseptisé et de plus en plus artificiel, il n’échange qu’avec ses pairs, une poignée de journalistes et une noria de hauts fonctionnaires nommés en vertu d’un pouvoir qui connaît, en France, une ampleur dont nul autre pays n’offre l’exemple. Le chef de l’État y place en effet un nombre considérable de personnes. Celles-ci deviennent autant d’obligés et contribuent à ce phénomène de cour que chacun a pu observer autour des présidents successifs de la Ve République. »

    Chapitre VI, « Au gouvernement »

     

    Guéric


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